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Test Marshall Woburn III : l’enceinte qui remplace la chaîne hi-fi et la barre de son
150 watts, une entrée HDMI pour la télévision et le look d’un ampli de guitare. La plus grosse enceinte de salon de Marshall impressionne par sa puissance, mais elle se passe de Wi-Fi, de batterie et de codecs haute définition.
Par Thibault ROLLAIN · Note : 8,0/10 · 3 min de lecture · 4 sources
8,0/10
Marshall Woburn III · 599 €
Une enceinte de salon spectaculaire, qui remplit une grande pièce sans forcer et se branche aussi bien à une platine qu’à un téléviseur. Un achat coup de cœur, pour le son généreux et l’objet. Ceux qui veulent du Wi-Fi, du multiroom ou une écoute très analytique regarderont chez Sonos.
- Design et finition9,5
- Puissance9,0
- Qualité sonore8,0
- Connectique8,5
- Fonctions6,0
- Rapport qualité-prix7,0
On aime
- Design d’ampli de guitare et finition remarquable
- Puissance impressionnante, des basses profondes
- Entrée HDMI pour le téléviseur, en plus du RCA et de la prise jack
- Vrais boutons en laiton pour le volume, les graves et les aigus
- Application simple, avec correction selon l’emplacement et mode nuit
On aime moins
- Ni Wi-Fi, ni AirPlay, ni assistant vocal
- Bluetooth limité au codec SBC
- Scène sonore étroite, instruments moins lisibles sur les morceaux chargés
- Égaliseur réduit à deux réglages
- Pas de batterie, 7,45 kg et un gabarit difficile à loger sous un téléviseur
Produit que nous possédons et utilisons. Les mesures chiffrées proviennent des tests publiés cités en bas de page. Comment on note
Chez Marshall, la Woburn est la grande sœur : la plus large, la plus lourde et la plus puissante des enceintes de salon de la marque. La troisième génération, vendue 599 €, garde l’allure d’un ampli de guitare et ajoute une idée maligne : une prise HDMI, pour remplacer aussi la barre de son. Nous en avons une à la maison : voici notre avis, complété par les mesures de trois tests de référence.
Un ampli de guitare dans le salon
Revêtement grainé façon cuir, grille tissée, logo doré et boutons en laiton : la Woburn III est d’abord un bel objet. HIFI.DE lui attribue 9,5 sur 10 pour le design et la fabrication, et Digit parle de l’une des meilleures finitions du marché. Marshall précise que le boîtier contient 70 % de plastique recyclé, sans PVC ni cuir animal.
Il faut en revanche lui trouver une place. Avec 40 cm de large, près de 32 cm de haut et 7,45 kg, elle ne se glisse pas sous un téléviseur, et elle reste branchée sur secteur : il n’y a pas de batterie.
Tout se règle sur le dessus, sans sortir le téléphone : un bouton de source, trois potentiomètres pour le volume, les graves et les aigus, une commande de lecture et un interrupteur à bascule. Les testeurs de HIFI.DE y voient un vrai plaisir d’usage.
Un son puissant, taillé pour le rock
Derrière la grille, cinq amplificateurs de classe D totalisent 150 W : 90 W pour le woofer, 15 W pour chacun des deux médiums et des deux tweeters, orientés vers l’extérieur pour élargir le son.
Le résultat fait l’unanimité sur un point : la Woburn III joue très fort, avec des basses qui descendent bas. RTINGS la juge très bonne pour la musique et souligne l’extension dans le grave, idéale pour l’électro et le hip-hop. Digit note qu’à 60 ou 70 % du volume, elle remplit déjà une grande pièce.
Les réserves portent sur la finesse. HIFI.DE décrit un son frontal, à la scène plutôt étroite, qui change sensiblement quand on se déplace dans la pièce. Sur les morceaux chargés, les instruments se détachent moins bien. Digit évoque une signature « en V », avec des graves et des aigus mis en avant, et un peu de distorsion à très fort volume, là où HIFI.DE n’en relève presque pas. C’est une enceinte qui donne envie de monter le son, pas un outil d’écoute analytique.
HDMI, RCA, jack : la bonne surprise
C’est ce qui distingue la Woburn III de ses rivales. À l’arrière, on trouve une entrée HDMI compatible ARC, une entrée RCA pour une platine vinyle ou un lecteur CD, et une prise jack 3,5 mm sur le dessus.
Branchée au téléviseur, elle fait office de barre de son, avec un mode nuit qui atténue les sons forts tout en gardant les passages calmes audibles. RTINGS y voit son principal avantage face à une Sonos Five ou une Bose Home Speaker 500, plus difficiles à relier à un écran.
Ce qui manque à ce prix
La Woburn III est une enceinte Bluetooth, et rien d’autre : pas de Wi-Fi, donc pas d’AirPlay, pas de multiroom et pas d’assistant vocal. Digit regrette surtout l’absence des codecs aptX et LDAC : en Bluetooth 5.2, elle se contente du SBC. Pour une écoute sans compression, il faut passer par les entrées filaires.
L’application Marshall Bluetooth va à l’essentiel : mises à jour, mode nuit et une correction selon l’emplacement, qui adapte le rendu si l’enceinte est contre un mur ou dans un angle. L’égaliseur, lui, se limite aux graves et aux aigus.
Pour qui ?
- Vous voulez une seule enceinte pour la musique, la platine et la télévision : c’est l’une des rares à tout faire, avec panache.
- Vous aimez le rock, l’électro et les écoutes à bon volume : elle est faite pour ça.
- Vous tenez au Wi-Fi, au multiroom ou à AirPlay : regardez plutôt du côté de Sonos.
- Vous voulez l’emporter dehors : il lui faut une prise ; Marshall propose des modèles sur batterie.
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Fiche technique
| Type | Enceinte de salon sur secteur |
|---|---|
| Puissance | 150 W (90 W pour le woofer, 2 x 15 W médiums, 2 x 15 W tweeters) |
| Réponse en fréquence | 35 Hz à 20 kHz |
| Connexion sans fil | Bluetooth 5.2 |
| Entrées | HDMI (ARC), RCA, jack 3,5 mm |
| Commandes | Volume, graves, aigus, source, lecture, sur le dessus |
| Application | Marshall Bluetooth (iOS et Android) |
| Dimensions | 400 x 317 x 203 mm |
| Poids | 7,45 kg |
| Coloris | Noir, crème, brun |
| Prix | 599 € |




